Les sucres simples (sucrose, sirop de maïs à haute teneur en fructose) qui sont ajoutés à une grande variété de produits industriels sont particulièrement néfastes pour la santé. Plusieurs études ont en effet clairement montré que les personnes qui consomment fréquemment des aliments contenant ces sucres ajoutés sont à plus haut risque d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Près de la moitié des sucres ajoutés consommés par la population proviennent des boissons sucrées (boissons gazeuses, sportives et énergisantes, cocktails de fruits) et ces produits sont donc considérés comme les principaux responsables des effets néfastes du sucre sur la santé. Par exemple, la consommation quotidienne de 2 portions de boissons sucrées est associée à une hausse de 35 % du risque de maladie coronarienne et lorsque la quantité de sucre ajouté consommé représente 25 % des calories quotidiennes, le risque de maladie du cœur est même triplé.

Compte tenu de ces impacts négatifs sur la santé, l’Organisation mondiale de la santé recommande que les sucres ajoutés ne devraient pas dépasser 10 % de notre apport énergétique quotidien, c’est-à-dire environ 50 g ou 12 cuillerées à thé de sucre pour un adulte moyen, soit l’équivalent d’une seule canette de boisson gazeuse. La seule façon réaliste de limiter l’apport en sucre ajouté est de limiter la consommation de produits industriels, surtout ceux proposés par l’industrie de la malbouffe, et d’éliminer complètement les boissons sucrées. Les produits « diètes » sucrées artificiellement avec des édulcorants comme l’aspartame ou le sucralose ne sont cependant pas une solution valable, car l’impact de ces produits sur la santé semble identique à ceux sucrés naturellement.

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